[article à retravailler]
Quelques petites informations:
Sur le mouvement:
Le punk est un mouvement culturel contestataire apparu au milieu des années 1970. Le mouvement punk exprime une révolte contre les valeurs établies, qui privilégie l'expression brute et spontanée.
Le punk est porteur d'une volonté de « tabula rasa » mais aussi d'un renouveau culturel, l'émergence d'une nouvelle énergie, synonyme d'une liberté de création maximum (labels indépendants, Do It
Yourself, fanzines, mode, graphisme).
Ce mot viendrait de punk, mot anglais signifiant sans valeur, il est accepté avec ironie par les punks puisqu'ils rejettent les « valeurs établies ». Dans les années 1950, a punk, représentait la
petite amie masculine qui attendait le prisonnier à sa sortie. Le « mouvement punk » est associé au nihilisme, au mouvement Dada, au mouvement anarchiste et au mouvement alternatif (squat, labels
indépendants, anti-militarisme, anticonformisme, végétarisme, féminisme, mouvement autonome, etc).
Le mouvement punk a un genre musical associé, le punk rock, comportant de nombreux sous-genres, non exclusifs dont la pop punk, l'anarcho-punk, le punk hardcore et le ska-punk.
Sur la mode:
La mode punk est, à ses débuts, l'allure vestimentaire et l'apparence physique que se donnent au milieu des années 1970 certains groupes de musique américains. Ils se distinguent alors fortement de
tout ce qui se faisait à l'époque ; ils seront copiés par des groupes anglais dont les Sex Pistols qui populariseront cette allure. Ce nouveau genre, issu de la rue et de la misère, sera par la
suite baptisé « punk » ; sa recherche d'excentricité et de provocation en feront un singulier phénomène de mode qui, depuis, influence régulièrement les créateurs modernes.
L'apparence vestimentaire est utilisée comme signe d'appartenance à une même communauté d'idéologie, de comportements et de goûts. Les codes qui la déterminent sont en évolution constante et se
redéfinissent à mesure qu'ils sont dévoilés au grand public, popularisés par les médias et repris par la mode. L'apprentissage de ces codes est de l'ordre de l'initiation où maîtrise de sa propre
image et définition de l'identité personnelle vont de pair.
L'esthétique punk est généralement jugée comme sans concession et agressive. Elle véhicule à la fois les valeurs de liberté des années 1950, l'autodestruction propre au poète maudit, le tranchant
des mods des années 1960 et le refus du système en place. Puisant ses influences dans plusieurs références ou époques, elle fait largement appel au mélange de genres ainsi que l'illustre bien la
première prestation des Sex Pistols où John Lydon, le chanteur, portait son célèbre tee-shirt « I hate Pink Floyd » avec un pantalon type « baggy » et des bretelles ; Steve Jones, le guitariste,
ressemblait à Pete Townshend (guitariste de The Who) ; Paul Cook, le batteur, à Rod Stewart en mods et Glen Matlock, le bassiste, portait un pantalon avec des tâches de peinture et un haut de femme
en cuir rose.
L'histoire de la mode punk:
En 1976, l'esthétique punk se répand depuis Londres, popularisée via les médias par l'intermédiaire des Sex Pistols, groupe emblématique du mouvement.
Sex pistols
Les origines du mouvement et donc sa mode sont intimement liées à l'histoire de ce groupe.
En 1974, aux États-Unis, toute une faune commence à émerger autour de la scène du club CBGB's dans un contexte où la fin de la guerre du Viêt Nam et le scandale du Watergate préfigurent une volonté
de changement. Leur musique est puissante et agressive, leur allure de « zonards efflanqués »dénote avec tout ce qui a pu se faire avant.
Richard Hell se produit avec de grandes lunettes noires style années 1950, un blouson en cuir, un tee-shirt trop court et déchiré ainsi qu'une chevelure dont les mèches sont hérissées et de
longueur variable. Dans le même temps, les Ramones se produisent avec un teint blafard, des blousons en cuir noir type « perfecto », des baskets, des jeans troués et déchirés. Alors que les
nihilistes de Electric Eels s'affichent avec des tee-shirts déchirés et rafistolés avec des épingles de sureté ou portant des inscriptions jugées insultantes comme des logos du White Power et des
croix gammées.
Ce nouveau genre est remarqué par les médias et Richard Hell pose pour son groupe Television avec le photographe Robert Mapplethorpe. Sur la photo qui est publiée dans le magazine Interview d'Andy
Warhol, il apparaît avec un tee-shirt déchiré et arborant une chevelure dont le look sera qualifié de « destroy ».
En 1975, le mouvement commence à être connu sous le nom de « punk » notamment sous l'impulsion du fanzine homonyme publié à partir de décembre 1975 par Legs McNeil et John Holmstrom.
Malcolm McLaren, alors manager des New York Dolls, est à New York. Il est impressionné par l'allure de Richard Hell et ramène disques, photos et articles à Londres pour les afficher dans le magasin
qu'il tient alors avec Vivienne Westwood, Sex avec la ferme intention d'importer ce style en l'adaptant au public anglais.
Sex est alors, déjà un endroit alternatif prisé par une clientèle underground. La boutique en est alors à son 3e changement de nom et d'orientation mais conserve des éléments des tendances
précédentes (revival années 1950, bikers) qui influenceront ce qui deviendra la mode punk. Ce dernier changement de nom amène une clientèle de jeunes banlieusards issus du milieu prolétaire qui
prennent l'habitude de flâner dans la boutique et dont l'allure dénote avec la tendance de l'époque.
C'est là que, Johnny Rotten aurait vu un poster de Richard Hell et commencé à imiter la coupe et l'allure, puis à répandre cette mode autant via les Sex Pistols, le groupe qu'il fonde sous
l'impulsion de Malcolm McLaren que via le Bromley Contingent, une bande de fans et d'amis qui se forme autour du groupe et de la boutique.
Sid Vicious, le bassiste du groupe de février 1977 à 1978, est souvent présenté comme incarnant le « look punk ». Il est décrit comme attentif à son allure et imaginatif dans sa tenue ; il porte
des jarretières sur son jeans ou un cadenas à l'entre-jambe.
Sid Vicious
Accessoires
Le badge est emblématique de la culture rock. Son caractère peu onéreux et sa facilité de fabrication ou de personnalisation sont en accord avec la culture punk. Comme le t-shirt, il peut prendre
une valeur symbolique d'icône s'il est orné de l'effigie, des couleurs ou du logo d'un groupe.
Les bretelles se portent généralement pendantes sur le pantalon par dérision pour leur rôle de maintien autant que par provocation vis-à-vis de la tenue correcte communément admise.
Le détournement d'objet est un élément déterminant popularisé par les collections de la boutique Sex. Ces collections utilisent des accessoires en référence au bondage ou au BDSM comme les
menottes, les cadenas, les chaînes, les boucles de métal, les lacets, les sangles qui se portent pour entraver la démarche, les laisses et les colliers pour chien. Mais tout objet est susceptible
d'être détourné à des fins d'accessoirisation, comme des outils dérisoires de la vie courante tels que les épingles de sureté, les clous, etc., ou encore des objets à fonctions pratiques comme les
lames de rasoirs, les fermetures à glissière, les chaînes de vélo ou triplex qui se portent en ceinture ou en collier.
Le maquillage est outrancier : les paupières sont noircies au khôl, les lèvres d'un rouge intense, le teint souvent blafard. Depuis le début des années 1970, le maquillage et le rimmel en
particulier, peuvent aussi être une expression de virilité.
Les modifications corporelles, en général, appartiennent à la culture rock, mais c'est particulièrement le piercing qui est souvent associé à la culture punk. Elle est notamment à l'origine de la
popularisation du piercing à la narine pendant les années 1980. Le piercing suggère non seulement la sauvagerie en rapprochant les sociétés occidentales des peuples dits « primitifs », mais est
aussi considéré comme un accessoire déviant et pervers au même titre que les accessoires BDSM. Selon certains auteurs, il est possible de rapprocher les transformations faites sur les vêtements de
celles faites sur le corps, notamment dans le fait que comme pour les vêtements, les modifications corporelles sont souvent mises en œuvre par les punks eux-même.
Le rat appartient aussi à la panoplie typique du punk, le plus souvent porté trottinant sur l'épaule. L'origine de cette tendance est à attribuer à une biographie à sensation de Unity Mitford parue
en 1976 laquelle possédait un rat domestique qu'elle portait sur l'épaule ; tendance à rapprocher de l'usage des symboles politiques choquants.
Les symboles politiques forts sont utilisés pour leur caractère provocant plus que pour leur sens ; c'est le cas de la svastika, de l'étoile de David ou encore du keffieh (symbole du peuple
palestinien), anecdotiquement les couleurs rasta (rouge, jaune, vert).
Chaussures
Les grosses chaussures font partie des classiques. Elles sont généralement montantes et coquées. Elles peuvent être de style « chaussure de sécurité » à la Dr. Martens ou style « botte de combat »
souvent appelées « Rangers ». Elles peuvent être accessoirisées ou peintes, et se portent ouvertes ou fermées.
Rangers
Les creepers, emblème des Teddy Boys des années 1950, ont été remises au goût du jour par Vivienne Westwood et Malcolm McLaren qui les vendaient dans leur premier magasin londonien Let It Rock et
dont la vente a subsisté malgré les changements de nom et d'orientation de la boutique. La mouvance psychobilly (mélange de punk et de rockabilly) les adopte comme un véritable emblème.
Creepers
Les influences skate punk amènent également à utiliser des chaussures de skate (Vans, Globe, Etnies, etc).
Vans
Docs
Coiffures
La coupe « en pétard à la Sid Vicious » (appelée scum en anglais) est nettement inspirée de la coiffure originelle de Richard Hell. Cette coupe évoluera via Siouxsie Sioux jusqu'à inspirer Robert
Smith et devenir une coiffure emblématique du mouvement gothique au début des années 1980. Cette coupe symbolise le rejet de la mode dont la tendance en 1976 était aux boucles et aux cheveux longs,
en même temps que le rejet du mouvement hippie à l'origine de cette mode. Son côté fait-maison dénonce la crise de l'époque au Royaume-Uni en exprimant « pas d'argent, pas d'avenir ».
Dans cette attitude de rejet du cheveu long, les cheveux peuvent même être rasés, totalement ou en préservant une crête.
La crête iroquoise (ou Mohawk Hairstyle en anglais) est considérée comme la coiffure emblématique du mouvement punk : à l'époque, tous les moyens étaient bons pour la tenir droite (colle, savon,
blanc d'œuf, etc) ; cela ouvrira la voie aux nouveaux cosmétiques extra-fixants. Cette coiffure facile à réaliser soi-même s'impose rapidement et dès 1977, elle est proposée et interprétée dans
certains salons de coiffure, dont celui de Ray Bird, sous différents noms : « jolie punk », « tête de hérisson ». Ray Bird créé ainsi des coiffures novatrices notamment en intégrant des dessins,
des sigles ou des mots, rasés dans les cheveux.
Sa facilité de mise en œuvre à partir de n'importe quelle coiffure est contrebalancée par la quasi-impossibilité de la masquer une fois réalisée, ce qui en fait un fort symbole visuel de l'attitude
jusqu'au-boutiste des punks. Quant à la fin des années 1970, le punk anglais devient une sorte d'attraction touristique à Sloane Square, étant même présent sur les cartes postales des magasins de
souvenirs, la crête prend des allures extravagantes (couleur, hauteur, forme, etc.) pour satisfaire les touristes et glaner les quelques 50 pences qu'ils donnent pour une photo. En réaction à cette
exagération, une tendance sera de porter la crête mais de ne pas la dresser.
Cette façon de colorer les cheveux est aussi caractéristique du rejet des tendances de l'époque qui visent au naturel ; les couleurs utilisées sont volontairement artificielles pour être choquantes
: fluorescentes, orange, vert, racines apparentes, etc.
Le crâne rasé apparaît avec la politisation du mouvement, dans un symbole de négation totale du système, de jusqu'au-boutisme du DIY et avec un aspect pratique puisque les cheveux ne peuvent pas
être saisis en cas de bagarres.
Il existe d'autres coupes plus anecdotiques mais généralement plus extravagantes comme le fait de raser et de mettre en forme les cheveux restant afin de simuler des cornes sur le devant ou la
Devilock (coiffure emblématique du groupe Misfits).
Outre les coiffures, la mode punk présente le visage masculin comme rasé. Cette tendance est autant à attribuer à la jeunesse des protagonistes originels qu'à leur façon de prendre les codes en
vigueur à revers puisqu'à l'époque la barbe est plutôt en vogue.
Matières, motifs et volumes
Les matières phare de la culture rock des années 1950 sont revisitées, accessoirisées, déchirées, rapiécées mais restent d'actualité comme le cuir pour les blousons et le jeans pour les
pantalons-cigarette de coupe dite « slim fits » en anglais (en forme de tube droit et fin).
Sous l'influence de Jamie Reid, le collage est largement utilisé que ce soit pour les motifs imprimés - style lettres découpées dans un journal comme une lettre anonyme - ou dans les assemblages et
superposition de matières.
La maille de toutes tailles dont la résille prend une place importante, notamment dans les vêtements féminins.
La dentelle et le satin sont partiellement utilisés pour jouer sur un effet de contraste entre la préciosité et la sophistication qu'induisent ce type de matières comparées à l'allure générale.
Des symboles forts de la monarchie et de la bourgeoisie au Royaume-Uni sont détournés pour se vêtir comme le drapeau du Royaume-Uni ou le tartan (tissu écossais).
Le goût du kitsch s'affiche par des motifs léopard, Prince de Galles, pied-de-poule, pois ou rayures.
Dans les motifs comme dans les couleurs, il s'agit d'une mode de contraste utilisant des couleurs qualifiées de violentes ou de criardes : noir, blanc, rouge vif, bleu électrique, violet
flashy.
Cette volonté de contraste se retrouve aussi dans les volumes des vêtements qui sont tantôt très longs, très larges, très courts - notamment les jupes chez les femmes - ou très collants.
D'autre part, en réaction aux codes naturels en place issus du mouvement hippie, les matériaux synthétiques, symbole de la production marchande moderne, comme le plastique ou le bakélite, sont
largement utilisé pour les accessoires.
Vêtements
Par l'héritage Do It Yourself, les vêtements s'achètent en friperie ou au surplus militaires et se personnalisent par des dessins, logos, symboles, slogans ou s'accessoirisent, se déchirent,
etc.
Pour Rowland-Warne, il est possible d'interpréter cette tendance à déchirer les vêtements pour montrer le dessous comme une réminiscence de la mode des crevées. Cette façon d'exhiber les dessous se
systématise dans le port de lingerie au-dessus des autres vêtements et se complète par le port des vêtements sur leur envers. Pour d'autres auteurs, le fait de déchirer les vêtements fait référence
à la violence voire à la sexualité.
Dans les blousons se retrouvent le perfecto, symbole du rock, mais revisité à la mode punk pour dépasser l'image obsolète du « rocker empaté et le bomber, en raison de la politisation du mouvement
et de l'aspect pratique car il est difficile à saisir.
Du fait du détournement du tartan (tissu écossais), le kilt est aussi un vêtement emblématique, souvent porté sur un jeans.
Par le côté provocant, les femmes portent des minijupes avec de la résille ou des collants sans pied.
Il s'agit de bouleverser le système vestimentaire. Pour cela, l'allure se construit avec un assemblage d'éléments disparates, généralement avec le souci de contrarier les représentations
habituelles des vêtements dans la majorité de la population. Des chaussettes trouées sont portées sur des bas résille, superposition de collants troués, lingerie apparente, long pull utilisé en
minirobe, vêtements portés à l'envers, bretelles portées en bas, chemise hors du pantalon, cravate trop large, etc.
Cas du tee-shirt
Comme le badge, le tee-shirt est peu onéreux et facile à personnaliser. Outre son usage comme support promotionnel par les groupes, c'est un élément récurrent dans l'histoire du punk et de sa
mode.
La boutique Sex en proposait une large gamme dont certains ont fait sa réputation :
* tee-shirt imprimé avec des paillettes comportant le logo de Gene Vincent, les noms d'Elvis ou de Chuck Berry ;
* tee-shirt où s'inscrivent des mots-clés comme « rock'n'roll » écrit avec des os de poulet bouillis maintenus avec des chaînes ;
* tee-shirt coupé de deux lignes verticales sous la poitrine et recousues avec des fermetures à glissière d'où pendaient des chaînes ;
* tee-shirt « pneu de moto » : tee-shirt garni de pneus de vélo cloutés aux épaules ;
* tee-shirt « manifeste » : tee-shirt imprimé avec « Tu vas te réveiller un matin et savoir de quel côté du lit tu as dormi ! » et sous cette phrase se décline une liste de haine et une liste
d'amour ;
* tee-shirt avec des visuels inspiré de la pornographie.
Lors des premiers concerts de Television, Richard Hell confectionne un tee-shirt avec une cible et écrit « Please Kill Me » mais il n'ose pas le porter et c'est Richard Lloyd qui le met[6].
La légende veut que Johnny Rotten se soit fait remarquer par Malcolm McLaren et Steve Jones notamment à cause de son tee-shirt Pink Floyd personnalisé dont il avait arraché les yeux et il avait
ajouté « Je hais » au-dessus du logo du groupe ; tee-shirt qu'il portait lors du tout premier concert des Sex Pistols en première partie de Bazooka Joe.
Dans un documentaire de 1976, Dressing for pleasure, consacré au fétichisme du latex, Vivienne Westwood présente un tee-shirt où est inscrit « Soyez raisonnable, demandez l'impossible ».
Lors de la séparation des Sex Pistols, Johnny Rotten portait le tee-shirt de la tournée sur lequel était écrit « J'ai survécu à la tournée des Sex Pistols » et où il avait ajouté « Mais le groupe,
non. ».
À la mort de Nancy Spungen, Vivienne Westwood fait un tee-shirt imprimé d'une tâche de sang et de la photo de Sid Vicious où s'inscrit « Elle est morte, je suis vivant, je suis à toi. ».
Toujours en 1978, Joe Strummer de The Clash se produit avec un tee-shirt imprimé avec le logo de la Fraction armée rouge entouré des mots « Brigate Rosse ».
Évolution du look:
Cette popularité va, à terme, scinder la mode punk en deux expressions différentes qui se côtoient jusqu'à la fin des années 1970. L'interprétation de la rue qui bricole son allure avec des
éléments de récupération perpétuant l'inventivité du style originel et celle des boutiques alternatives qui lancent leurs propres collections en s'inspirant de ce que génère le mouvement.
La popularité amène aussi l'éclosion de plusieurs tendances issues des différentes interprétations de l'esprit originel tant musical que vestimentaire.
À partir de 1978, l'émergence de la cold wave fait naître des looks d'inspiration ska considérés comme « glacials » proche des mods avec costumes et chapeaux. Cette tendance est à rapprocher à la
fois de l'influence de films comme Cabaret ou Les Damnés mais aussi de l'orientation des collections de la boutique Sex qui s'inspirent des différentes modes en remontant le temps depuis les années
1950.
C'est aussi l'émergence du look paramilitaire, voire des tenues de survie, sous l'influence du groupe allemand Kraftwerk.
Vers 1979, c'est le début de la vague « néo-romantique » où l'apparence devient un élément essentiel et qui évolue vers une certaine préciosité, ce qui aboutira au mouvement gothique et la mode
associée.
Les tendances de la mode punk en 1979 peuvent se classer en trois groupes autour d'un caractère privilégié : « l'outrage » pour la tendance punk, le « clean » pour la tendance mods et « l’aspect
menaçant » pour la tendance skinhead. Au début des années 1980, le look se met à suivre une tendance clochard (soit type dépression des années 1930, soit type rescapé d'une apocalypse nucléaire)
qui veut se rapprocher de l'esprit originel.
Au début des années 1980, commence à apparaitre des « punks bidons » ou poseurs qui s'attachent plus à l'aspect sophistiqué de l'apparence qu'à l'aspect nihiliste et revendicateur du mouvement, cet
effet de mode suscitera en réaction un mouvement de contestation, notamment via le Do It Yourself où les vêtements sont personnalisés sans respect pour l'objet de consommation qu'ils représentent.
Ce mouvement aboutira au « zéro look » des grunges dans les années 1990. D'autres auteurs attribuent l'apparition du « zéro look » des grunges aux influences riders américains.
La politisation du mouvement notamment via la oï et les influences skinheads entraîne des évolutions du look pour l'adapter à la guérilla urbaine. Ainsi, les chaussures coquées sont privilégiées
afin de servir de moyen de défense ; le bomber est favorisé comme blouson parce qu'il est difficile de l'agripper ; le crâne rasé permet de ne pas donner une prise facile, etc.
Le gout de la liberté et l'attitude jusqu'au-boutiste sont déclinés par les riders ; ce qui amènera le skate punk et le look associé (cheveux en bataille, pantalon type « baggy », etc.) popularisés
dans les années 1990.
Le gout du kitsch et de l'exubérance est décliné par la mode visual kei.
La fascination pour les atmosphères post-apocalyptiques est déclinée dans certains courants techno ou cyberpunk.
Chaque sous-tendance, chaque interprétation du mouvement originel amène l'émergence d'un nouveau genre qui développe ses propres codes vestimentaires. Le terme « punkoïde » est parfois utilisé pour
désigner les différents mouvements issus du mouvement punk originel[12].
La mode punk est régulièrement revisitée par des couturiers comme Jean-Paul Gaultier ou Martin Margiela, montrant ainsi l'importance du phénomène de société qu'elle représente. Elle inverse le sens
de propagation habituel de la mode dans le sens où c'est la rue dont elle est issue qui a influencé les créateurs et non l'inverse.
Plus d'infos;
http://wisher.unblog.fr/punk-cest-koi/
Je terminerais simplement cet article, d'une façon claire et simple;
Source: Wikipédia